[accueil] [histoire de la maquette] [documentation] [analyses] [forum] [news & expos] [ webmestre ] [aerostories ] [liens]

>sommaire précédent<

Pour agrandir les images, cliquez dessus !

MRC 1/9 Anubis

MRC 1/9 Anubis [1994]

Cette maquette en polystyrène à l'échelle 1/9ème fut commercialisée par MRC en 1994.
Il s'agit donc d'un produit dérivé du film "Stargate, La Porte des Etoiles", et non de la série télévisée "Stargate SG1".

Ceci est important pour ceux qui voudraient consulter un support vidéo ou une galerie d'image afin de se documenter.

Le kit se présente sous la forme de demi-coquilles qui s'assemblent pour former le corps et les membres du personnage. Ceux qui connaissent les grands kits de "monstres" classiques, tels les Loup-garous, momies, Dracula et autres Frankenstein se retrouveront en terrain connu, car tant le type de montage que les défauts typiques à ce genre de boîte à monter se retrouvent ici.

Côté compliment, on dira que le sujet une fois monté se révèle fort bien proportionné, sans bras simiesque démesurément longs, poses mal rendues ou autres défauts anatomiques. La musculature elle-même est fort bien sculptée, quoique peut-être légèrement hypertrophiée au niveau des cuisses.

Cela dit, ce kit est loin d'être miraculeux. Conçu en tant que merchandising, il donne l'impression d'avoir été produit à la va-vite et la qualité s'en ressent fortement. L'assemblage est parfois approximatif, ce qui nous oblige à user de putty et du papier éméri sans modération. Les biceps et les épaules du sieur Anubis ne sauraient comporter des bavures de moulage ou des marques d'articulation genre poupée Action Man! Ce travail intensif de mastiquage et de ponçage va fortement endommager la gravure des multiples détails vestimentaires et d'équipement de la figurine. Lesquels détails, autant du fait de la technique de moulage que de l'exécution rapide du master ne brillaient déjà pas d'une précision exemplaire.
Car c'est bien dans le traitement des détails que le modèle pêche sérieusement. Les extrémités du corps, mains et pieds, sont traités fort sommairement pour rendre le kit plus facile à produire. Les orteils sont à peine gravés, la main qui tient la lance ressemble à un moignon à peine esquissé sous certains angles.  Les détails des sandales et des molletières sont imprécis, hésitants, mutilés par les impératifs du moulage et ne sont pas alignés d'une demi-coquille à l'autre. Sur l'autre main, les griffes d'argent et autres détails du gantelet ont grand besoin d'être regravés et affûtés. Les bracelets, bijoux et pièces d'armures, moulés directement sur les membres, manquent de précision. La gravure des détails de l'armure donne en général une impression de mollesse et d'impécision, et n'est sans doute pas toujours isssue d'une étude poussée du sujet original. On dirait plutôt du remplissage. Les détails des vêtements à peine sensibles, les rayures et les fronces du pagne divaguant comme si elles avaient été ajoutées rapidement à main levée.
L'accessoire qui pend à la ceinture d'Anubis est creux et doit être rempli au putty pour avoir l'air d'un objet massif. Le casque, lui aussi, nécessite un poncage important des joints de collage. Les volets mobiles temporaux et les pendants d'oreilles ne sont gravés que d'un seul côté et d'un rendu fort épais.
S'il avait été question ici d'une figurine 54mm, le kit aurait été superbe. A l'échelle 1/9ème c'est très minimaliste.

Et comme pour une figurine de petite échelle, c'est par l'art de la peinture qu'il va falloir rehausser la qualité du modèle en y apportant la finesse et l'illusion de profondeur qui lui manquent.

La notice nous conseille un pagne et un justaucorps coloré. Seul le chef des gardes a, dans le film, une tenue  colorée, les  autres gardes portant des vêtements blancs sous leur armure. Ce personnage est incarné par l'acteur Carlos Lauchu qui a une carnation de peau assez soutenue. On pourra donc donner à la peau de la figurine une teinte assez brune, à l'égyptienne, mais pas une peau blanche, ni noire. L'armure et les bijoux, quant à eux, devront être traités avec le plus grand soin, de plusieurs nuances métalliques, mais surtout pas barbouillés de "Gold". Les images du film montrent un métal terni et froid, et l'on s'y reportera utilement avant d'entamer les travaux de peinture. Après la peinture des teintes de base à l'enamel, les reliefs de la peau sont légèrement éclairci par un brossage "à sec" à la peinture à l'huile ocre, tandis que les ombres de la musculature sont traitées prudemment en brossant à sec à l'aide de peinture à l'huile "terre de sienne brûlée" et "terre d'ombre brûlée", ce qui donne un teinte brun-rouge à la peau, contrairement à un ombrage noir qui la rendrait grisâtre.
Une très fine ligne de "terre d'ombre brûlée" marquera le joint peau-bijoux et peau-vêtement pour compenser le manque de fermeté du moulage, les détails des vêtements seront aussi ombrés avec de fins brossage de bleus et de rouges. Un jus de noir peut être coulé dans les détails de casque et de bijoux mais il faut avoir protégé les tons métallisés d'une couche de vernis, sans quoi la peinture diluée dissoudrait la peinture métal. Ici aussi le noir peut ternir l'aspect général des accessoires, et vous pouvez plutôt tenter un jus de brun-rouge très sombre sur le tons or, un noir bleui sur les tons froid. Les détails gravés en creux n'en auront l'air que plus profonds et brillants.

Le socle en forme de roue "Stargate" est d'une qualité semblable au kit, et a été écartée, car ce socle en plastique fait vraiment trop "bazar". on peut le garder de côté, par exemple

© P. Laurensis, Modelstories 2004


Vue générale de la maquette.

Un gros travail de mise en valeur par la peinture est nécessaire au niveau du casque

Mains et pieds sont assez stylisés et gagneraient à être améliorés.

Le pagne une fois mis en couleur

L'arme , comme le reste est mise en valeur à la peinture